« Donne ta petite main.
Un peu d’ammoniaque ou d’acide phénique
Ya t’enlever ton mal. Je sais que cela pique;'
Mais cela guérit soudain.
La guêpe qui t’a fait souffrir de sa piqûre,
N’a plus son aiguillon. Il est là, dans ta chair,
Cela va lui coûter cher
À la pauvre créature,
Elle en va mourir.
Dès lors tu dois comprendre
Que ce n’est que pour se défendre
Qu’elle se décide à sévir.
Il en est ainsi de l’abeille.
Leur structure est toute pareille.
— Oui, mais l’abeille fait du miel.
— Enfant, l’insecte, le reptile,
Tout a son but utile
Providentiel.
La pustule maligne,
Un mal affreux, qu’on nomme aussi charbon,
Vient des piqûres que nous font
Avec une prestesse insigne,
Des mouches qui pondent leurs œufs,
Sur les chairs des moutons, des bœufs,
Et puis des animaux qu’on laisse
Se corrompre en plein air ;
Mais la guêpe accourt et s’empresse,
De détruire ces œufs. Chacun contient un ver
Qui devient une mouche. Une seule en fait mille.
Sois donc en paix chez nous, petite guêpe utile. »





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